Joignez-vous à Ressac Media sur

Facebook part à la conquête du Web.

par Boris Ung le 6 mai 2010

La divulgation de l’Open Graph de Facebook, lors de sa dernière conférence des développeurs, annonce de grands changements qui ont le potentiel de révolutionner le Web social. Essentiellement, ce protocole permet d’étendre l’expérience Facebook à tout le Web en intégrant des fonctionnalités natives du réseau social à n’importe quel site web. Avec l’Open Graph, qui est basé sur le web sémantique, Mark Zuckerberg espère tisser un web plus intelligent où les différents sites pourront proposer du contenu personnalisé basé sur toute l’information que vous partagez avec Facebook.

Aimez-vous le Web ?

Comme le mentionnait  Pablo lors du dernier RDV WEB d’Infopresse, l’amour est un élément clé afin de générer des interactions sur les réseaux sociaux. Pas étonnant que Facebook capitalise sur ce sentiment pour bâtir son Open Graph.

De manière concrète, cette collecte de l’intelligence sur les différents sites se fait via un simple clic déjà grandement utilisé sur Facebook : le bouton « J’aime ». Il est dès maintenant possible d’associer ce bouton à quasiment n’importe quel élément d’un site web : un article, une image, de la vidéo. En marquant le contenu qu’ils apprécient, les utilisateurs sont en train de dessiner l’Open Graph à coup de milliards de J’aime par jour.

La grande force de cette action réside dans le fait que tout le contenu qui est aimé sur un site tiers est affiché sur le news feed de l’utilisateur. Il s’agit d’une grande opportunité pour les éditeurs qui tentent par tous les moyens de promouvoir leurs contenus dans l’environnement Facebook. Cela leur permet de se faire connaitre sans nécessairement alimenter une page de fans ou acheter des publicités Facebook.

En plus du bouton J’aime, Facebook propose une multitude de widgets nommés Social Plugins qui permettent aux sites web de personnaliser l’expérience de l’utilisateur via son Open Graph. Le site likebutton.me en fait l’utilisation en présentant en temps réel les articles d’actualités ou encore les vidéos les plus aimés par vos amis sur différents portails.

Cela signifie donc la fin de Facebook Connect  qui permettait aux utilisateurs de se connecter aux sites via une série de boites de dialogue. Désormais, l’Open Graph permet ce même échange d’information à partir d’une gestion des autorisations beaucoup plus simple et fluide.

L’utilisateur au centre du Web

Facebook a le vent dans les voiles, il a même devancé Google en termes de visites pour une courte période en mars dernier aux États-Unis. Ce changement dans le rapport de force est basé sur un élément différenciateur essentiel : Facebook met l’utilisateur au centre de son expérience sur le Web.

Avant on naviguait sur le web en  espérant trouver le site Web qui nous convient dans de lourds annuaires. Par la suite Google a pris d’assaut le Web, offrant la possibilité de trouver l’information désirée en tapant des mots-clés dans son champ de recherche. Avec l’Open Graph, Facebook tente d’offrir une expérience où tout le contenu proposé sera directement relié à vos intérêts et à votre cercle d’amis. Reste à voir si Facebook saura capitaliser sur cette intelligence pour bousculer Google sur le territoire du search en positionnant son moteur de recherche social comme la première porte d’entrée du Web.

Un Open Graph qui inquiète

Reste à voir comment l’Open Graph va gérer l’information qu’on lui transmet. Facebook inquiétait déjà plusieurs associations qui se questionnent sur la protection des données personnelles. Zuckerberg se fait rassurant en déclarant qu’ « aucune nouvelle information ne sera divulguée par rapport à avant ».

Il semble évident que tout ce savoir sera réutilisé pour offrir des publicités encore plus ciblées et personnalisées. Jusqu’à aujourd’hui, aucune annonce n’a été faite concernant la mise en place d’une régie publicitaire du style AdWords, mais il est envisageable que Facebook propose ses publicités à l’extérieur de son environnement.

blog comments powered by Disqus