Je vous en parlais en juillet dernier, alors que la campagne sur les réseaux sociaux pour le film 2012 battait son plein :
La bande-annonce du nouveau film de Roland Emmerich, « 2012 », dont la sortie est prévue pour novembre, fait monter la sauce et mise sur le succès anticipé du référencement organique du site du film Who Will Survive 2012, grâce à un simple teaser « Search: 2012 », qui remplace l’URL whowillsurvive2012.com :
Eh bien, on peut dire « mission accomplie » aujourd’hui. Le site du film 2012 a gagné son pari en détrônant le géant Wikipedia et en se positionnant en première place pour la requête « 2012 », sur google.com en anglais :
2012 avait compris les enjeux liés aux médias sociaux
À l’heure ou j’écris ces lignes (mercredi 18 novembre vers midi), la fan page Facebook de 2012 compte 456,619 fans. Elle en comptait 456,226 il y a… 10 minutes, et le nombre de fans s’incrémente en moyenne de 5 fans supplémentaires à chaque reload au 5 secondes (12,83% d’augmentation hebdomadaire du nombre de fans d’après AllFacebook.com) !
Évidemment, comme tout bon blockbuster américain, 2012 a sorti l’artillerie lourde. On peut même aller jusqu’à dire «bof, aucun mérite, c’est un blockbuster !! » Il était prévisible que les propriétés sociales bâties autour du film fonctionnent et s’alimentent presque d’elles-mêmes, alors que le strict minimum en termes de contenus diffusés est fait sur la page Facebook. Mais il est bien fait.
Toutefois, il est intéressant de se demander si la stratégie SEO/SMO, qui consistait à miser sur la première place pour le site du film, aurait pu fonctionner il y a a quelques années, dans le contexte d’internet que l’on connaissait, sans réseaux sociaux, alors qu’aucune marque ne pouvait gérer son branding en ligne autrement que par l’intermédiaire de son site web. Je crois que la réponse est non. Certes, seule une grosse production telle que 2012 pouvait se permettre un tel pari en étant sûre de son coup, autant que je l’étais quand j’en parlais en juillet dernier. Malgré tout, il fallait oser, mais il fallait surtout comprendre les enjeux derrière un simple « Search: 2012 » qui remplacerait l’URL du film. Il fallait anticiper le succès des propriétés sociales avec peu de marge d’erreur pour éviter un échec cuisant; il fallait prendre celles-ci au sérieux, les entretenir régulièrement pour fidéliser les membres et en faire des ambassadeurs du film dans leurs communautés; il fallait prévoir les billets de blog et les articles de nouvelles qui allaient parler du film en lui faisant un beau lien pour le propulser là ou il est rendu aujourd’hui. Le pari est gagné, bien au delà du défi SEO incarné par Wikipedia.















