Un remède à la Flashturbation?
Il y a un an quasiment jour pour jour, l’équipe de Ressac Media s’était rendue aux prix Boomerang 2006. Pas cette année.
Il y a un an quasiment jour pour jour, déjà la nécessité de la création d’une nouvelle catégorie « Search Marketing » au prochain prix média s’était faite sentir. On va me demander: sur quels critères baser un tel concours mis a part … la créativité des annonces? L’originalité ou l’audace du placement? Oui, sans doute, mais c’est déjà ce qui se fait. Et pourquoi ne pas mesurer et récompenser la performance des campagnes, le retour sur investissement généré pour le client? Trop difficile à évaluer, trop de paramètres différents à évaluer pour décider qu’une campagne SEM a été mieux gérée qu’une autre? Trop facile de retourner l’argument vers les prix Boomerangs.
Autre chose. D’après les récents débats enflammés sur la blogosphère, preuve en est que nous ne sommes plus les seuls à nous poser la question de la légitimité d’intégrer des variables financières dans tout ça. Patrick Tanguay n’y va pas de main morte et parle de « flashturbation » ce qui ne laisse pas Sylvain Carle indifférent, Michel Lebanc se pose très justement la question de l’évaluation du rendement, pendant que CFD lance l’idée d’un NéoConcours 2.0.
Ce n’est un secret pour personne, Ressac Media ne crée pas de sites internet. Nous participons en arrière-plan à la mise en avant de ceux-ci dans les moteurs de recherche, par la voie naturelle (SEO, optimisation de sites pour les moteurs de recherche), par le biais de campagnes d’achat de mot-clés (SEM, campagnes de positionnement payant) ou encore par la promotion dans les réseaux sociaux (SMO). Nous sommes en vérité les soldats de l’ombre, nos efforts sont cachés derrière le front-end des sites, et seuls quelques regards aguerris peuvent déceler si oui ou non une stratégie de SEO a été mise en place.
Les sites entièrement en Flash, aussi beau soient-ils, aussi éligibles soient-ils à des prix récompensant leur esthétisme ou l’originalité de l’expérience utilisateur, nous posent donc certains problèmes, liés uniquement à notre coeur de métier. Mais ce sont surtout les clients, ceux qui payent le gros prix pour obtenir un nouveau site web et, ce faisant, donner un coup de jeune à leur image de marque sur le Web, qui peuvent en être les premières victimes. On en revient à l’éternelle question : à quoi sert d’avoir un site si personne ne peut le trouver. Et sans compter bien sûr qu’un site bien optimisé naturellement limite de façon significative le coût par clic dans le cadre d’une campagne SEM.
Dans ce contexte, en 2007, on peut donc légitimement se demander pourquoi la rentabilité d’un site ne pourrait-elle pas devenir un critère aussi important que les beaux movie clips qui se dupliquent grâce à quelques lignes d’ActionScript, ou pourquoi ne pas récompenser des stratégies SEO ou des campagnes SEM qui souvent, participent énormément de la viabilité et de la rentabilité d’un site internet.
Vers une catégorie « Search Marketing » aux prix média 2008?
Plus sur:
-
Pablo Stevenson
-
Gab from SEO ROI
-
Samuel

