Grand prix Marketing Interactif pour Tourisme Montréal
Hier soir a eu lieu à Montréal la grande fête de la publicité interactive, la 14è édition des Boomerangs, « qui récompense les meilleures opérations de communications interactives et les sites web conçus par des entreprises québécoises » de l’année.
Parmi les reproches les plus couramment formulés à l’égard de cette soirée, on dit qu’elle ne sert qu’à l’auto-congratulation et au « pétage de bretelles » des agences de publicités au sein du microcosme montréalais, ou que les sites web récompensés doivent uniquement leur prix à la composition biaisée des membres du jury. Enfin, les prix accordés ne se baseraient que sur l’expérientiel et à l’originalité de la créativité, même si cette tendance est à la baisse. J’avoue adhérer en partie à certains de ces reproches. En ce sens, les Boomerangs sont complètement à l’opposé de l’indice SECOR par exemple, et c’est très bien ainsi. Mettons.
Pour revenir à la soirée d’hier à laquelle je n’ai malheureusement pas pu assister, je savais que le gagnant du grand prix « marketing interactif », qui avait déjà fait jaser il y a quelques mois, allait encore faire parler de lui. On parle du nouveau site de Tourisme Montréal, contre lequel s’étaient ralliés une quantité de blogueurs plus ou moins spécialisés dans le domaine ou crédibles, au clavier en tous cas particulièrement incisif. À les entendre, tous autant que les autres, ils auraient tous fait mieux avec le quart du budget alloué au site (1,5 millions de dollars).
Parmi les reproches adressés au site, aussi bien généraux que spécifiques, certains sont légitimes alors que d’autres sont tout simplement irrecevables:
- La fameuse clause vieille de deux ans qui interdisait aux propriétaires de site de faire un lien vers le site de Tourisme Montréal
- Un budget exorbitant pour le résultat obtenu
- L’aspect communautaire complètement laissé de côté
- Un code HTML vieillot, qui va à l’encontre des principes d’accessibilité
- Une ergonomie et un système de navigation défaillants
- L’indexabilité du site en grand danger
- … et j’en passe.
Certes, si Ressac Media avait été impliqué dans le projet à ses débuts, au moment des choix technologiques en jeu pour l’ensemble du site ou pour le système de navigation par exemple, nos recommandations auraient été dans le même sens que la plupart des commentaires négatifs. Il nous a fallu composer avec ce qui nous a été présenté quand notre mandat en référencement a débuté, ainsi qu’avec les réalités et volontés en place à l’époque, aussi bien de la part de Tourime Montréal que de Sid Lee / Hue / Cactus.
Ce cas de figure se présente malheureusement encore trop souvent et continuera encore à se présenter… il faut faire avec et c’est que nous avons fait : trouver l’équilibre et les compromis indispensables à la durée de vie et à la visibilité du site à long terme.
Parmi les auteurs des critiques sur le nouveau site de « TM », aucun d’eux n’a trouvé qu’il était bien plus invitant auprès des touristes. Aucun d’eux non plus n’a trouvé la vidéo d’intro époustouflante, bien entendu. Aucun d’eux enfin ne s’est dit que même si le site actuel pêche par certains côtés, il a tout le potentiel pour attirer davantage de touristes à Montréal que le précédent.
De notre côté, nous avons accès aux chiffres. Les fameux chiffres qui prouvent hors de tout doute que notre mandat SEO a été accompli. Les fameux chiffres qui montrent que les prédictions des nombreux auteurs des critiques étaient particulièrement erronées. Les fameux chiffres, accompagnés désormais du recul nécessaire que ces mêmes détracteurs rêveraient d’avoir en leur possession pour prouver à leurs lecteurs qu’ils avaient raison, comme d’habitude.
Toutes mes félicitations à Sid Lee, Hue, Cactus et l’ensemble des partenaires qui ont participé au projet, ainsi bien sûr qu’à l’équipe de Tourisme Montréal pour leur confiance.
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Patrick
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Christophe Camart

