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Déception à la SES Paris 2006

30 novembre 2006

Franchement, je m’attendais à plus. De mémoire, la SES Toronto 2005 a attiré quelque 600 visiteurs. Et bien nous étions à peine 200, en comptant les 40 conférenciers… Vraiment, c’était un peu désolant… J’ai personnellement ouvert la conférence avec une introduction sur les liens externes devant environ quinze personnes, donc cinq sont arrivés en retard. C’est vous dire…

Ensuite, bien entendu, je me suis renseigné à savoir pourquoi il y avait si peu de monde. Et bien selon plusieurs, les Français n’apprécient pas le “business model” de la Search Engine Strategies. “C’est trop cher”, me répond un collègue, “les Français ne sont pas habitués de payer pour ce genre de conférence, ce n’est pas dans leur culture…”

Pourtant, autant que je sache, les SES fonctionnent très bien en Amérique du Nord, voire même dans les autres pays d’Europe. Alors quoi, devrait-on rendre gratuite la conférence de Paris alors que dans les autres villes on chargerait 1600 dollars canadiens pour les deux jours?

Enfin, outre le niveau d’assistance anormalement bas, on ne pourrait pas dire que l’on a révolutionné le monde du marketing de recherche lors des présentations. En exemple, je pourrais citer une session sur les campagnes de liens externes ou l’on a même pas prononcé une seule fois les termes " link baiting " et " social media optimization " … Pire encore, certains ont même fait l’éloge de la soumission automatique de sites Web dans plus de trois cents répertoires…

Et si plusieurs se targuent d’être des " SEO white hat " , le simple fait qu’ils évoquent encore régulièrement la guerre " white hat - black hat " me convainc aisément qu’il subsiste encore nombre de spammers en France. D’ailleurs, quelques collègues ont conforté mes suppositions à ce sujet.

Néanmoins, j’ai tout de même fait la rencontre de plusieurs experts de talents. Des gens aussi déçus que moi devant l’état de la conférence. Car le danger est de tomber dans un cercle vicieux. La conférence n’attirant pas assez de visiteurs, les speakers ne se bousculeront pas pour offrir leur savoir…

Pour finir, je crois qu’Insisive Media, l’organisation derrière les SES devrait revoir leur approche en ce qui concerne celle de Paris. Il faudrait faire plus de pub, et surtout, s’assurer d’avoir quelques vedettes américaines. Enfin, pour ma part, ce n’est qu’à ces seules conditions que j’y retournerai…

Julien Raby

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  1. Sébastien Billard says:

    Hello Julien :)

    C’est vrai que l’audience était plutôt decevante. L’année dernière on pouvait mettre cela sur le compte de la nouveauté, cette année, c’est plutôt sur le compte d’une mauvaise gestion de la communication. Espérons que Incisive Media en tire les leçons qui s’imposent et corrige le tir…

    Je ne pense pas cependant que le public français exige la gratuité. C’est juste que le tarif peut sembler élevé comparé à d’autres rencontres du même type organisées en France.

    En tout cas c’était un plaisir d’assister à tes présentations :)

    Commentaire made on 2006-11-30 10:11:19 @

  2. French says:

    Bonjour Julien,
    En France, le vrai terreau d’entreprise sont les moyennes et petites entreprises. Les grands comptes ont déjà pris en compte la problématique Internet.
    Ces mêmes entreprises ne sont pas prêtes à investir cette somme d’argent pour assister à ce type de conférence, car certaines n’ont pas encore compris tout l’interêt du net !
    Ce sont elles qui auraient pu faire fonctionner les sponsors pendant ces 2 jours.
    En conclusion, ravi de t’avoir rencontré et apprécié tes différentes prestations

    Commentaire made on 2006-11-30 10:11:00 @

  3. Julien Raby says:

    Bonjour Sébastien,
    Merci de ton bon mot sur mes présentations…

    Effectivement, je crois qu’Incivime Media à beaucoup à faire pour augmenter d’une part la visibilité et d’autre part la qualité générale des présentations (invitation de quelques “vedettes” du référencement, meilleur contrôle sur la qualité des présentation etc). Toutefois, il importe également à la communauté des référenceurs francophones de faire leur part. En se regroupant un peu plus, en reserrant la communauté et en étendant un peu son influence, je crois qu’elle peu avoir un impact sur le succès de ce type de conférence… Enfin, on a un an pour mettre au point une stratégie!

    Commentaire made on 2006-11-30 15:11:40 @

  4. Julien Raby says:

    French, ca aurait été bien que tu t’identifie…

    Commentaire made on 2006-11-30 16:11:42 @

  5. French says:

    J’aime rester discret sur les blogs et pas mettre mes urls. Je te donne un indice : la derniere personne qui t’as parle de DMOZ et Yahoo à la sortie de la derniere conférence.

    Commentaire made on 2006-11-30 16:11:00 @

  6. Cédric Doucet says:

    Bonjour Julien,
    Bilan un peu décevant en termes d’audience, en effet… Comme le soulignent Sébastien et le mystérieux “French”, les raisons sont multiples : déficit de communication, structuration particulière du marché français…
    Je crois que le Salon a également permis de mesurer le décalage entre l’approche à la fois “technique” et “locale” de la plupart des référenceurs français, et les solutions “éditoriales” et “internationales” qui semblent désormais prévaloir dans les autres pays européens et en Amérique du Nord… Le débat est ouvert !
    Merci encore pour tes présentations, souviens-toi que la soumission payante dans l’annuaire Yahoo! n’existe plus en France ;) et bon retour dans la Belle Province.

    Commentaire made on 2006-12-01 05:12:07 @

  7. Julien Raby says:

    Ravis d’avoir de tes nouvelles Cédric! Pour ce qui est du mystérieux visiteur, je crois que c’est quelqu’un qui possède un annuaire français (j’espère que j’en dit pas trop “French”?).

    Définitivement, je crois qu’il y a un réel intérêt de rehausser la qualité de la SES Paris parmi la communauté des référenceurs francophones. Et franchement, il n’y a pas de raison que cete conférence soit un succès international qui reste ignoré en France. Serrons-nous les coudes donc, et assurons nous que celle de l’année prochaine vaille la peine d’être présente…

    Commentaire made on 2006-12-01 18:12:40 @

  8. Joliat Fabrice says:

    Salut Julien,

    Je suis du même avis que toi. Globalement très déçu de mon séjour à Paris. Les 45 minutes que j’ai eu besoin pour localiser le lieu exact de la conférence en est un petit exemple (bon ok, la lenteur suisse). Comme je m’y attendais, les speakers ont passablement profité pour faire la promotion de leur produit. J’aurais souhaité un peu plus d’implication de la part de certains.

    Néanmoins, je suis rentré en Suisse avec deux ou trois certitudes de plus et la plaisir d’avoir rencontré quelques personnes intéressantes :-)

    A quand un SES à Genève?

    Commentaire made on 2006-12-06 08:12:27 @

  9. 1ère Position says:

    Search Engine Strategies Paris 2006 - Les retours…

    Décevant ! CÂ’est le mot clé qui revient aussi le plus souvent dans les quelques comptes-rendus que jÂ’ai trouvé sur la toile à propos des Search Engine Strategies de Paris. Pourtant les Search Engine Strategies sont une vraie réussite à l’inter…

    Rétrolien made on 2006-12-08 11:12:48 @

  10. AdContented - comment monétiser votre site Web says:

    […] Les agences traditionnelles et le futur du marketing de recherche par Julien Raby Comme je l’ai déjà mentionné, en 2005 il y avait en moyenne deux personnes affectées au marketing de recherche chez les agences traditionnelles américaines. Le Québec (ainsi que la France d’ailleurs, à en juger par mon récent et décevant passage à la SES Paris 2006) accuse toujours un retard à ce niveau. Si nous pouvons maintenant croire que le marketing de recherche entre en phase de maturité (du moins dans certains marchés) : quel est l’avenir de ce secteur en pleine ébullition dans l’éventail de l’offre publicitaire? Pour un portrait de l’avenir du marketing de recherche dans le marché québécois. […]

    Ping made on 2006-12-10 15:12:55 @

  11. Espresso - Blogue sur le marketing interactif says:

    […] Comme je l’ai déjà mentionné, en 2005 il y avait en moyenne deux personnes affectées au marketing de recherche chez les agences traditionnelles américaines. Le Québec (ainsi que la France d’ailleurs, à en juger par mon récent et décevant passage à la SES Paris 2006) accuse toujours un retard à ce niveau. Si nous pouvons maintenant croire que le marketing de recherche entre en phase de maturité (du moins dans certains marchés) : quel est l’avenir de ce secteur en pleine ébullition dans l’éventail de l’offre publicitaire? Pour un portrait de l’avenir du marketing de recherche dans le marché québécois. […]

    Ping made on 2006-12-11 08:12:56 @

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