Déception à la SES Paris 2006
Franchement, je m’attendais à plus. De mémoire, la SES Toronto 2005 a attiré quelque 600 visiteurs. Et bien nous étions à peine 200, en comptant les 40 conférenciers… Vraiment, c’était un peu désolant… J’ai personnellement ouvert la conférence avec une introduction sur les liens externes devant environ quinze personnes, donc cinq sont arrivés en retard. C’est vous dire…
Ensuite, bien entendu, je me suis renseigné à savoir pourquoi il y avait si peu de monde. Et bien selon plusieurs, les Français n’apprécient pas le « business model » de la Search Engine Strategies. « C’est trop cher », me répond un collègue, « les Français ne sont pas habitués de payer pour ce genre de conférence, ce n’est pas dans leur culture… »
Pourtant, autant que je sache, les SES fonctionnent très bien en Amérique du Nord, voire même dans les autres pays d’Europe. Alors quoi, devrait-on rendre gratuite la conférence de Paris alors que dans les autres villes on chargerait 1600 dollars canadiens pour les deux jours?
Enfin, outre le niveau d’assistance anormalement bas, on ne pourrait pas dire que l’on a révolutionné le monde du marketing de recherche lors des présentations. En exemple, je pourrais citer une session sur les campagnes de liens externes ou l’on a même pas prononcé une seule fois les termes " link baiting " et " social media optimization " … Pire encore, certains ont même fait l’éloge de la soumission automatique de sites Web dans plus de trois cents répertoires…
Et si plusieurs se targuent d’être des " SEO white hat " , le simple fait qu’ils évoquent encore régulièrement la guerre " white hat – black hat " me convainc aisément qu’il subsiste encore nombre de spammers en France. D’ailleurs, quelques collègues ont conforté mes suppositions à ce sujet.
Néanmoins, j’ai tout de même fait la rencontre de plusieurs experts de talents. Des gens aussi déçus que moi devant l’état de la conférence. Car le danger est de tomber dans un cercle vicieux. La conférence n’attirant pas assez de visiteurs, les speakers ne se bousculeront pas pour offrir leur savoir…
Pour finir, je crois qu’Insisive Media, l’organisation derrière les SES devrait revoir leur approche en ce qui concerne celle de Paris. Il faudrait faire plus de pub, et surtout, s’assurer d’avoir quelques vedettes américaines. Enfin, pour ma part, ce n’est qu’à ces seules conditions que j’y retournerai…
Julien Raby
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