Compte-rendu Jour 2 au SES NY 09′
La deuxième journée au SESNY commence en force comme hier avec un présentation de la nouvelle interface Adwords par les « googlers » Ariel Bardin et Angela Lai. Bâtie sur le plateforme Google Web Toolkit, plus visuelle, rapide et ergonomique, la nouvelle interface Adwords, encore en bêta, représente une nette amélioration de l’outil qui rendra ses utilisateurs les plus assidus nettement plus productifs. Le « look and feel » fait beaucoup penser à Google Analytics.

Adwords New (GUI) Interface
La volonté de rendre l’expérience ergonomique Google consistante d’un service à l’autre est claire.
Les nouveaux credos au niveau du design chez Adwords s’articulent comme suit: « speed matters », « data at your fingertips », efficacité, clarté et permettre plus de segmentation au sein de l’outil.
La matinée s’enchaine avec le tant attendu panel « Orion » : The State of Search – A Maturing Marketplace or Poised for More Growth? Regroupant tous les gros joueurs de l’industrie nord-américaine: James Colborn, directeur marketing chez Microsoft, Robert Murray, CEO chez iProspect, Jon Diorio, Product Manager chez Google Adwords et Jeffrey Pruitt, EVP chez iCrossing. L’ordre du jour : évaluer la maturité de cette industrie de 10 milliards $USD et analyser ses avenues potentielles de croissance.
D’entrée de jeu on parle de consolidation et de pénétration globale des moteurs (Yandex, Baidu, Ask, Facebook) mais aussi de la croissance rapide des marchés latino-américains et africains. On vante un bon coup de Yahoo (le mal-aimé) : Yahoo Shortcuts qui leur a permis d’augmenter leur volume de recherche via les médias sociaux.
On anticipe, l’explosion du « mobile search » :
En 2007, 87% des utilisateurs de mobiles n’étaient pas en ligne. En 2011, presque 90% des internautes utiliseront la recherche sur mobile. L’environnement mobile incite à l’action immédiate, un excellent argument de vente pour nous tenir en haleine.
D’ici là, l’adoption de la recherche sur mobile reste discrète et les initiatives expérimentales. Pas de volume. Pas d’investissements publicitaires.
Du côté des agences, la croissance passe aussi par une meilleure compréhension de la valeur « branding » par opposition à la valeur « lead generation » intrinsèque au marketing sur moteurs. On parlera aussi de la problématique de l’attribution des conversions et comment créer des synergies efficaces entre le hors-ligne, notamment la télé, et les initiatives en ligne. Deux-tiers des gens vont sur les moteurs après avoir étés exposés à des annonces à la TV. Faire du « search » un canal de réponse direct aux initiatives hors-ligne est une fabuleuse synergie à exploiter…

Autre idée intéressante abordée, exemple à l’appui, utiliser l’intelligence collectée via les moteurs pour trouver les meilleurs arguments de vente à mettre de l’avant dans les pubs télé.
Pour pallier à ce rendez-vous manqué, on doit forcer les agences pub télé et les gens du « search » dans la même table déclare Jeffrey Pruitt.
Conclusion du panel : le Google guy nous aguiche en nous parlant d’une étude à paraitre démontrant comment les impressions générées par le positionnement payant font du levier au branding et comment son équipe de R&D s’active d’arrache-pied pour rentabiliser davantage d’inventaire publicitaire sur le réseau Google. Ces milliards de mots-clés que personne n’achète et qu’on amerait bien faire fructifier…
Finalement, tous s’entendent pour dire qu’en période de crise économique, le mot d’ordre reste l’acquisition client au meilleur coût possible. Tout le reste est pour ainsi dire secondaire.
En après-midi, conférence intéressante sur la politique et le marketing de recherche (Search for Political Parties & Advocacy Groups) avec entre autres les stratèges derrière les campagnes de positionnement payant d’Obama et McCain lors des dernières présidentielles américaines.
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